Une vive polémique secoue l’opinion publique congolaise après les accusations de violences conjugales qui visent le ministre des affaires foncières et du domaine  public,  Jean-Marc Thystère-Tchicaya. Au cœur des critiques  se trouve la réaction jugée complaisante et contradictoire du ministre de la promotion de la femme au developpement , du pacte social et de l’économie informelle, Inès Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo.

Selon plusieurs réactions relayées sur les réseaux sociaux, Sonia, épouse du ministre, aurait été violemment agressée par son mari. Devant  ces accusations, le ministre Inès Ingani a indiqué que  des enquêtes sont en cours afin de vérifier les faits  avant d’éventuelles sanctions. Cette  déclaration a immédiatement provoqué une vague de colère et d’incompréhension au sein de l’opinion.

De nombreux internautes ont dénoncé un traitement différent lorsqu’il s’agit de personnalités politiques. De même, plusieurs voix ont aussi rappelé que des citoyens ordinaires accusés de violences conjugales sont souvent interpellés rapidement par les forces de l’ordre, même avant la fin des enquêtes judiciaires.

Pour les critiques du gouvernement, cette affaire met en lumière une forme de justice sélective et pose la question de l’égalité des citoyens devant la loi.

Toutefois, la controverse ravive les débats autour de la loi congolaise sur la protection des femmes contre les violences. Certains observateurs accusent les autorités de promouvoir des textes législatifs ambitieux sans garantir leur application effective lorsque des personnalités influentes sont concernées.

Sur les plateformes numériques, plusieurs militants et défenseurs des droits des femmes appellent à une prise en charge rapide et impartiale de cette affaire afin de préserver la crédibilité des institutions chargées de la protection des victimes.

À ce stade, aucune communication judiciaire officielle n’a confirmé les faits reprochés au ministre Jean-Marc Thystère-Tchicaya, ni annoncé l’ouverture d’une procédure pénale. En attendant d’éventuelles suites judiciaires, cette affaire continue d’alimenter les débats sur les violences conjugales, la responsabilité des autorités publiques et la confiance des citoyens envers les institutions de protection des femmes au Congo.

Par Victor Tati