Le gouvernement congolais a annoncé avoir pris connaissance de faits présumés de violences conjugales qui implique l’un de ses membres, le ministre des affaires foncières et du domaine public, Jean-Marc Thystère Tchicaya. Dans une déclaration officielle rendue publique, le 13 mai à Brazzaville, L’exécutif a saisi la justice malgré l’absence de plainte.

Au regard de la gravité des faits, les autorités ont décidé d’engager une procédure au nom du respect des lois de la République et de la protection des victimes de violences. À ce jour, aucune plainte n’a été déposée par la victime présumée.

Dans son communiqué, le gouvernement s’appuie sur le Code de procédure pénale ainsi que sur la loi n°19-2022 du 4 mai 2022 portant lutte contre les violences faites aux femmes, plus connue sous le nom de « loi Mouebara ».

À ce titre, le garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, Aimé Ange Wilfrid Bininga, a été officiellement chargé de saisir les autorités judiciaires compétentes afin que les faits signalés puissent faire l’objet d’une procédure conforme à la loi.

L’exécutif précise également avoir instruit les ministres en charge de la Promotion de la femme, Ines Nefer Bertille Ingani Voumbo Yalo de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer la protection et l’assistance des personnes concernées par cette affaire.

En outre, le gouvernement réaffirme sa volonté de faire appliquer la loi avec rigueur, A cet effet, il rappelle que toute personne mise en cause bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à l’aboutissement de la procédure judiciaire.  Ce principe est garanti par l’article 9 de la Constitution. Il constitue un fondement essentiel de l’État de droit.

Par ailleurs, le communiqué rappelle que le Président de la République s’est engagé, lors de sa prestation de serment, à garantir le respect de la dignité humaine ainsi que la protection des droits des femmes et des personnes vulnérables. Ainsi, le gouvernement affirme que les lois de la République seront appliquées quel que soit le rang ou la fonction des personnes concernées.

Cette affaire, déjà largement commentée dans l’opinion publique et sur les réseaux sociaux, pourrait marquer un tournant dans la lutte contre les violences faites aux femmes en République du Congo.

Par Den Elga.