Les étudiantes et les femmes de l’Université Marien N’gouabi ont été sensibilisées aux enjeux et opportunités des marchés publics, lors d’un atelier organisé récemment à Brazzaville, par la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP). Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Programme Accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services (PAGIR).
La rencontre s’est déroulée sous le thème « Femmes et marchés publics : identifier les opportunités, bâtir les carrières et oser agir ». Elle visait principalement à déconstruire les idées reçues sur les marchés publics qui seraient un domaine exclusivement réservé aux spécialistes ou aux grandes entreprises. À cet effet, un accent particulier a été mis sur les étudiantes, qui sont considérées comme les futures cadres, entrepreneures, gestionnaires et actrices du développement économique national.
À travers cet atelier, les organisateurs ont démontré que les marchés publics constituent un véritable levier d’insertion professionnelle et d’autonomisation économique pour les jeunes femmes diplômées ou en formation.
De son côté, le directeur général du contrôle des marchés publics, Joël Ikama Ngatse, a souligné l’importance d’une plus grande implication des femmes dans ce secteur longtemps perçu comme inaccessible.
« Les marchés publics constituent aujourd’hui un puissant levier de développement économique, de création d’emplois et d’autonomisation professionnelle, offrant des opportunités tant en matière d’entrepreneuriat que de carrières spécialisées », a-t-il déclaré.
Selon Joël Ikama, cet atelier se voulait également un espace d’échanges d’expériences et d’inspiration destiné aux étudiantes, jeunes diplômées et professionnelles en devenir. L’objectif était de leur faire découvrir les perspectives qu’offre la commande publique, notamment dans les métiers liés à la passation, au contrôle des marchés et à la gestion des projets publics.
Le secrétaire général de l’Université Marien N’gouabi, Rufin Willy Mantsié, a pour sa part salué une initiative porteuse d’avenir pour les étudiantes.
« Cette rencontre offre à nos étudiantes une opportunité rare de découvrir un domaine stratégique encore insuffisamment exploré », a-t-il affirmé. Ainsi, il a invité les participantes à envisager des parcours professionnels ambitieux dans les métiers de la gouvernance et de la commande publique.
Dans un contexte où l’autonomisation économique des femmes constitue un enjeu essentiel de développement, cet atelier apparaît comme un instrument d’incitation à l’entrepreneuriat féminin, au leadership et à la confiance en soi des jeunes femmes.
Toutefois, cette activité s’inscrit parmi les actions prioritaires 2025-2026 du PAGIR, dans son volet axé sur les résultats (PforR), conduit par le Secrétariat permanent aux réformes des finances publiques. Elle participe à la mise en œuvre de l’indicateur de décaissement (DLI 3) qui vise à renforcer la transparence et l’efficacité des marchés publics dans le cadre du passage au budget programme.
Par Victor Tati.