À peine installée à la tête du ministère de la Sécurité sociale, de la Prévoyance sociale et de la Solidarité nationale, la ministre Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas a effectué, le 29 mai 2026, une visite de terrain à la Caisse d’assurance maladie universelle (CAMU). Cette démarche hautement symbolique  témoigne de l’importance accordée par le gouvernement à la mise en œuvre effective de la couverture maladie universelle au Congo.

Accueillie par les responsables de l’institution et l’ensemble du personnel, la ministre a placé cette première rencontre sous le signe de la mobilisation collective et de la performance. Devant les agents, Ingrid Ebouka-Babackas a réaffirmé la vocation première de la CAMU, qui est de  garantir à chaque citoyen congolais un accès équitable aux soins de santé.

« L’accès aux soins de santé est un droit. La CAMU en fait une réalité », a-t-elle déclaré.

De même, elle a rappelé que le succès de cette réforme sociale importante dépendra de l’engagement de tous les acteurs impliqués.

Au cours de son intervention, la ministre a souligné que la CAMU se trouve à une étape décisive de son développement. Créée en 2015 puis renforcée par la réforme consacrée par la loi du 27 mai 2023, l’institution entame aujourd’hui une nouvelle phase de son existence.

 La ministre de la Sécurité sociale s’entretenant avec le personnel et les cadres de la CAMU.                                                                                                      

Trois ans après cette refonte, l’objectif est désormais d’accélérer sa montée en puissance afin qu’elle réponde pleinement aux attentes des populations et aux standards internationaux en matière de protection sociale.

« Nous avons la responsabilité d’accompagner le développement de la CAMU afin qu’elle soit une institution dynamique, capable d’accélérer son évolution », a-t-elle insisté.

Elle a toutefois assuré les équipes de sa détermination à examiner l’ensemble des préoccupations soulevées par la direction générale, dans le cadre d’une feuille de route qui définira les priorités des prochains mois.

La ministre a également exprimé sa volonté d’instaurer un climat de proximité avec les agents. Elle a invité chaque collaborateur à se considérer comme un acteur clé du projet. Ghislaine Ebouka-Babackasa ainsi plaidé pour une synergie d’action entre le ministère de tutelle, le cabinet ministériel et les équipes de la CAMU.

Selon elle, l’institution doit désormais sortir progressivement de la phase pilote pour entrer dans une phase de fonctionnement régulier, capable de répondre efficacement aux besoins des assurés sociaux. « À partir d’aujourd’hui, nous ne formons qu’une seule équipe », a-t-elle affirmé.

Cette visite a également permis à la ministre de découvrir les conditions de travail des agents à travers une tournée des différents services de la caisse. Un exercice qui lui a offert l’occasion de mesurer les réalités du terrain et de réaffirmer son engagement à accompagner le développement de l’institution.

Par Orland Alain M’BADINGA.