La Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques (CNTR) clarifie le statut du rapport d’audit sur la Redevance audiovisuelle. Elle est sortie de son silence à la suite des déclarations faites lors de l’émission « Mag Bazar », diffusée le 10 mai à Brazzaville sur DRTV International.
Dans un communiqué publié le 1er juin, l’institution apporte des précisions sur l’état d’avancement de l’audit relatif à la Redevance audiovisuelle (RAV) et réfute toute accusation de rétention volontaire d’informations. A cet effet, elle a fait une mise au point aux propos tenus par l’un des invités de l’émission consacrée à l’état de la presse congolaise.
Au cours du débat, le journaliste Arsène Séverin avait affirmé avoir saisi la CNTR dans le cadre d’une démarche d’accès à l’information concernant la gestion de la Redevance audiovisuelle. Il avait déclaré que le rapport d’examen ne pouvait être rendu public en raison de son contenu.
Devant ces allégations, la CNTR précise avoir engagé un contrôle des comptes de la Redevance audiovisuelle couvrant la période 2021-2024. Cette mission porte sur l’ensemble du processus de facturation, de recouvrement, de collecte et de répartition des fonds générés par cette redevance.
Pour mener cette opération, un cabinet indépendant a été mandaté afin de vérifier la conformité des procédures et d’identifier d’éventuelles irrégularités dans la gestion des ressources concernées.
Selon le communiqué, le rapport provisoire issu de cette mission d’audit a été réceptionné le 12 mars 2026. Toutefois, la CNTR souligne qu’il est actuellement soumis à un processus d’examen technique et contradictoire avant toute validation définitive.
L’institution rappelle de même qu’un rapport provisoire ne peut être rendu public avant l’achèvement des vérifications requises et la prise en compte des observations des différentes parties concernées.
« Toute interprétation faisant état d’une rétention volontaire d’information ou d’une impossibilité de publication du rapport ne reflète pas la réalité du processus en cours », indique la CNTR, qui affirme agir dans le strict respect des normes d’audit et des procédures réglementaires.
L’institution souligne également que les dispositions du Code relatif à la transparence et à la responsabilité dans la gestion des finances publiques, notamment ses articles 67 et 68, encouragent l’accès à l’information financière publique tout en préservant les données légalement confidentielles.
Par cette communication, la Commission nationale de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et d’une information fondée sur des faits vérifiés. De même, elle invite les acteurs du débat public à faire preuve de rigueur dans le traitement des dossiers en cours en vue de préserver la qualité de l’information mise à la disposition des citoyens.
Par Orland Alain M’BADINGA.