Le système bancaire congolais confirme sa bonne dynamique. Les crédits bruts distribués ont atteint 1 869 milliards de FCFA à fin mars 2026.  Ils sont en hausse de 13,5 % par rapport à la même période de 2025. Ces chiffres ont été dévoilés  récemment à Brazzaville, lors de la deuxième session ordinaire 2026 du Comité national économique et financier (CNEF), tenue à la Direction nationale de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

Les travaux ont été  présidés par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka.  Cette  réunion a rassemblé plusieurs membres du gouvernement, notamment Michel Djombo, ministre du Développement industriel, des Zones économiques spéciales et de la Promotion du secteur privé, ainsi que Ludovic Ngatse, ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective.

La rencontre a également réuni les principaux responsables des institutions financières de la sous-région, notamment la BEAC, la COBAC, la COSUMAF et la BVMAC, ainsi que le président d’Uni Congo.

Les indicateurs traduisent une amélioration de la solidité du secteur bancaire. Le taux des créances en souffrance est ainsi passé de 16,6 % à 14,4 %. Il reflète  une meilleure qualité du portefeuille des banques. Dans même, l’inflation est restée maîtrisée à 1,4 %. Elle reste à un niveau inférieur au plafond communautaire de 3 %. Par ailleurs, l’activité économique poursuit son redressement.

Si ces résultats confirment la résilience du système bancaire national,  un défi de taille  demeure encore. Il  concerne  le faible niveau des financements à long terme. Or, ce type de crédit est considéré comme indispensable pour soutenir les investissements productifs, développer le tissu industriel et accélérer la diversification de l’économie congolaise.

Ainsi, les conclusions de cette session ont mis  en évidence un secteur bancaire en progression, mais l’élargissement de l’offre de crédits de long terme apparaît désormais comme une priorité pour accompagner les projets structurants et soutenir une croissance durable du pays. 

Par Victor TATI.