La Commission nationale de transparence et de responsabilité (CNTR) a clôturé, le 15 juillet à Brazzaville, son séminaire de sensibilisation et de formation consacré à l’évaluation de l’application du Code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques(ECTR). Au terme de deux jours de travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer le dispositif d’évaluation et à améliorer la gouvernance des finances publiques.
Cette session de deux jours a permis aux participants de se familiariser avec les nouvelles méthodes de collecte, de traitement et de mise à disposition des données à travers une plateforme numérique en cours de développement. Les travaux ont été animés par le cabinet BMP, partenaire technique de la CNTR.
À l’issue des échanges, les participants ont formulé plusieurs recommandations qui visent à améliorer l’application du Code de transparence. Ils ont préconisé notamment l’élargissement des prochaines sessions de formation aux cadres de l’Inspection générale d’État et du Contrôle budgétaire, afin de renforcer les actions d’assainissement des finances publiques.
Ils ont également recommandé la transmission au Premier ministre des principales préoccupations liées à l’application du Code. De même, ils ont encouragé les points focaux à mener un plaidoyer auprès de leurs autorités respectives afin d’obtenir une implication plus soutenue dans le processus.

Les participants au séminaire de sensibilisation et de formation de l’ECTR.
Par ailleurs, la poursuite des formations, en présentiel comme en ligne, a été jugée indispensable. Les recommandations insistent aussi sur le partage systématique des termes de référence des formations, l’accompagnement technique continu des points focaux ainsi que l’organisation régulière de sessions de recyclage.
Les séminaristes ont en outre appelé les administrations concernées à se doter de sites internet fonctionnels afin d’améliorer la publication et l’accessibilité des informations relatives à la gestion des finances publiques. Ils ont enfin recommandé l’intégration des structures encore absentes du système d’évaluation afin de garantir une couverture exhaustive de l’ensemble des entités publiques.
Le président de la CNTR, Joseph Mana FouaFoua, qui a clos les travaux, a rappelé que les points focaux occupent désormais une place centrale dans le dispositif d’évaluation. Car, la réussite du processus dépendra de leur capacité à s’approprier les outils et les méthodes présentés durant la formation afin d’alimenter efficacement la plateforme numérique.
« En votre qualité de points focaux désignés par vos différentes structures, vous devenez de facto les ambassadeurs de la transparence dans vos entités respectives », a-t-il déclaré.
L’édition 2025 de l’évaluation de l’ECTR portera sur les exercices budgétaires 2023, 2024 et 2025, avec une innovation essentielle. la collecte, le traitement et le renseignement des données seront réalisés en ligne grâce à une plateforme numérique dédiée.
Avant de déclarer officiellement clos les travaux, Joseph Mana FouaFoua a exhorté les responsables des administrations publiques à s’impliquer pleinement dans cette démarche. IL estime qu’une application rigoureuse du Code de transparence contribuera au renforcement de la bonne gouvernance, à l’assainissement des finances publiques et à l’accélération du développement du Congo.
Par Orland Alain M’BADINGA.