Le Sénat a adopté à l’unanimité, avec amendements, le projet de loi de finances rectificatives pour l’exercice 2026. Ce texte a été défendu devant les sénateurs par le ministre des Finances, Christian Yoka. Il actualise les prévisions budgétaires de l’État afin de tenir compte des nouvelles orientations institutionnelles issues de la recomposition du Gouvernement.
Le budget rectifié arrête les recettes de l’État à 2 778,016 milliards de francs CFA et les dépenses à 2 561,069 milliards de francs CFA. Il fait ressortir un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de francs CFA. Cet excédent permettra de résorber le déficit de trésorerie, qui est évalué au même montant. Selon les dispositions de cette loi, cet excédent garantit ainsi l’équilibre global des finances publiques.
Pour assurer le financement de la loi de finances rectificative, le Gouvernement prévoit de mobiliser 1 041,574 milliards de francs CFA sur le marché financier, à travers l’émission de Bons du Trésor assimilables (BTA) et d’Obligations du Trésor assimilables (OTA).
Devant les sénateurs, le ministre des Finances a indiqué que cette révision budgétaire intervient dans un contexte politique marqué par l’élection du Président de la République, la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’un nouveau Gouvernement.
Cette nouvelle configuration institutionnelle s’est traduite par une augmentation du nombre de ministres, qui est passé de 37 à 41. Elle a également entraîné une hausse des charges de fonctionnement de l’État et la nécessité d’ajuster les prévisions budgétaires initiales.
Les sénateurs, en adoptant ce projet de loi à l’unanimité, ont donné leur aval aux nouveaux équilibres financiers proposés par le Gouvernement pour l’exercice 2026. Cette loi de finances rectificative vise à garantir la continuité de l’action publique.
Par Orland Alain M’BADINGA.